• Certains enfants n'ont pas la tête à travailler... Trop d'idées ou de soucis en tête :

    • Situation familiale conflictuelle,
    • Décès et/ou maladie grave d'un proche,
    • Situation financière très compliquée
    • Vécu chaotique voire traumatisant (je pense aux enfants migrants par exemple)
    • Et parfois, un cumul de plusieurs choses

    Ils ont toutes les capacités pour réussir, mais leur cerveau paraît accaparé par tout un tas d'autres choses. Il semble incapable de se mobiliser pour les apprentissages.

    Aider les enfants qui "n'ont pas la tête à l'école"

     

    Les solutions ou réponses à apporter se font rares.

    Et "attendre que les choses s'arrangent d'elle-même" n'est pas entendable lorsqu'il s'agit de la scolarité d'un enfant.

    Voici donc quelques pistes à explorer. Pas de baguette magique, pas de solution miracle, mais de quoi peut-être, apaiser un peu ces enfants. C'est déjà un premier pas.

     

    Des livres à partager

    En lecture offerte, juste comme ça, en tête à tête, en groupe ou en classe.

    Sans questions après (Mais en restant disponible à recevoir d'éventuels commentaires).

    Se rendre compte que : "Je ne suis pas tout seul à vivre ce que je vis, ça arrive également à d'autres." C'est réconfortant.
    Entendre que : "C'est normal de se sentir parfois triste/en colère/désespéré..." c'est important. 

     La référence en la matière : 

    Martin le lapin a trop de choses dans la tête ! Louison Nielman et Thierry Manes

    Aider les enfants qui ont trop d'idées en tête

     

     

    Aider les enfants qui "n'ont pas la tête à l'école"

    Aider les enfants qui "n'ont pas la tête à l'école"

    Aider les enfants qui "n'ont pas la tête à l'école"

    Dans ce livre, Martin le petit lapin, cherche à calmer ses pensées qui fusent et tourbillonnent.

    L'histoire incite l'enfant, ni vu ni connu, à utiliser des techniques souvent utilisées en sophrologie / méditation / relaxation : visualisation, mouvements, respiration... qui permettent de chasser les tensions et de se libérer l'esprit :

    • Se trémousser comme pour chasser les fourmis grimpées sur lui (comme on chasserait les tensions ou les idées noires),
    • Arracher les mauvaises herbes comme on se débarrasserait des pensées parasites,
    • Se rouler en boule puis se déployer lentement en respirant profondément pour se laisser gagner par la sérénité de l'escargot...

     Utilisable de la maternelle au CE2 sans soucis. Pour les CM, je ne sais pas trop... le lapin peut faire un peu bébé. Mais le contenu ne l'est pas du tout.

    Une autre approche, plus humoristique : Comment ratatiner les idées noires ? de Catherine Leblanc et Roland Garrigue 

    Aider les enfants qui "n'ont pas la tête à l'école"

     

    Il existe toutes sortes d'idées noires. Des idées qui font peur ou qui inquiètent : un bobo, une mauvaise note, une dispute, une méchante remarque, ou une bagarre... Mais il ne faut pas leur donner trop d importance, car en fait elles ne sont pas invincibles... Et les idées en couleurs seront toujours plus résistantes et plus fortes !
    Face aux angoisses des petits, ce livre truculent propose une échappée belle sur le ton de l'humour et offre une soupape positive pour faire face tout en restant confiant.

     Une bonne occasion de lister ensemble, tous les meilleurs moyens pour chasser les pensées parasites

    Aider les enfants qui "n'ont pas la tête à l'école"

    Aider les enfants qui "n'ont pas la tête à l'école"

     

    Un autre album, bien dans le thème également et qui permet de lancer l'idée des poupées tracas : Billy se bile d'Anthony Browne 

    Aider les enfants qui "n'ont pas la tête à l'école"

     

    C'est l'histoire de Billy, un enfant inquiet qui se bile pour tout un tas de choses plus ou moins anodines. Même les câlins de ses parents ne lui sont d’aucun secours pour le rassurer.

    Il se confie à sa grand-mère qui lui propose des poupées-tracas, venues du Guatemala. Ces petites figurines font disparaître toutes les inquiétudes dès qu'on leur confie les soucis. (Voir dans le chapitre suivant)

     

    Refiler ses soucis

    Oui, mais à qui ?

    A des poupées-tracas

    C'est une tradition du Guatemala : Des petites poupées fabriquées-maison.

    Aider les enfants qui "n'ont pas la tête à l'école"

    Le principe :

    • Raconter à chaque poupée un soucis ou une préoccupation 
    • La placer sous son oreiller.
    • Au petit matin, les soucis ont disparu !

    Plus d'infos sur la tradition des poupées tracas dans l'article suivant : La légende des poupées tracas, des petites figurines qui soulagent les peines. Un extrait :

    "Le fait de déplacer physiquement et un par un nos préoccupations et nos soucis, même si c’est de manière imaginaire, peut être une ressource très utile pour gérer l’angoisse qui découle de nos problèmes. Cela favorise en outre le fait que nous nous sentions plus fort-e-s pour gérer notre anxiété."

    On peut adapter la tradition pour la classe, en fonction des besoins des enfants. En utilisant par exemple des poupées à laisser dans les poches des vêtements dans le couloir avant d'entrer en classe.

     

    A un doudou avale-soucis

    ...pour les petits :

    Aider les enfants qui "n'ont pas la tête à l'école"  Aider les enfants qui "n'ont pas la tête à l'école"

     

    Le principe est un peu le même que celui des poupées tracas.

     

    A quelque chose de plus abstrait

    Pour les plus grands, ou pour faire évoluer la stratégie, on peut aussi inciter l'enfant à laisser ses soucis à quelque chose de moins connoté au niveau affectif, quelque chose de plus neutre et abstrait :

    - Dans une boite

    - Dans une poche

    - Dans le couloir...

     La méditation au secours des cerveau surchargés

    On trouvera plein d'astuces et de petites activités dans : Calme et attentif comme une grenouille - Eline Snel 

    Aider les enfants qui "n'ont pas la tête à l'école"

     

    Et en particulier dans les chapitres 5 : Quitter la tête, sentir le corps et le chapitre 8 : La fabrique des ruminations dont voici un tout petit extrait :

    Aider les enfants qui "n'ont pas la tête à l'école"

    On trouve aussi un outil bien utile dans cet ouvrage : Philosopher et méditer avec les enfants - Frédéric Lenoir

    Aider les enfants qui "n'ont pas la tête à l'école"

    On trouve dedans un CD de méditation guidée qui peut être utilisée même sans connaissances, même sans avoir rien lu avant :)

    C'est un support qui explique aux enfants comment se mettre en médiation. (Après quelques séances, ils n'en auront même plus besoin) : Une incitation à porter son attention sur ses ressentis corporels et à laisser passer les pensées et les émotions, sans s'y attarder. 

    L'avantage : 8 plages pour une séance de méditation à la carte :

    • 5 ou 10 minutes
    • Avec ou sans musique
    • Avec le pronom "tu" ou le pronom "vous"

    En règle générale, les enfants réceptifs se mettent à méditer même en dehors des temps dédiés (Pendant la récré, à la maison...). Le bénéfice est donc démultiplié.

     

     Pour aller plus loin

    Ces enfants empêchés de penser - Serge Boimare

    Aider les enfants qui "n'ont pas la tête à l'école"

    La spécialité des enfants intelligents qui n'accèdent pas aux savoirs fondamentaux est d'inventer des moyens pour figer les processus de penser. C'est ainsi qu'ils vont échapper aux inquiétudes et aux frustrations que provoque en eux l'apprentissage.
    Tant que nous ne les aiderons pas à lutter d'abord contre ce mécanisme, même avec les remédiations pédagogiques les plus sophistiquées présentées par les meilleurs de nos maîtres, nous n'arriverons à rien.
    Parmi les pratiques pédagogiques à privilégier pour réduire les effets de l'empêchement de penser, le nourrissage culturel intensif et l'entraînement quotidien à parler sont à privilégier en urgence. ils sont la clef pour relancer le désir de savoir de nos enfants.

     

    L'Enfant et le Savoir - D'où vient le désir d'apprendre ? -  Martine Menes

    Aider les enfants qui "n'ont pas la tête à l'école"

    D'où vient le désir d'apprendre chez l'enfant ? Et qu'est-ce qui explique l'échec scolaire ? C'est à cette double interrogation que tente de répondre Martine Menès en mettant en lumière les liens étroits qui existent entre l'apprentissage et le développement psychique des plus jeunes.
    Car l'angoisse, l'instabilité et le besoin de dépendance sont autant de contraintes naturelles à l'apprentissage.
    Et les aléas du parcours d'un enfant, ses interactions avec l'environnement ou ses rencontres avec l'imperfection ordinaire des adultes influent aussi bien sur son développement affectif que sur son fonctionnement intellectuel.

    Ce livre ouvre des pistes fécondes pour relancer la réflexion sur l'aide qui doit être proposée à ceux qui acceptent mal à recevoir des autres – car apprendre, c'est aussi, et peut-être d'abord cela.

     

    Je remercie celles et ceux qui ont apporté leur contribution à ma recherche,
    sur la Page Facebook Maitresseuh ou le Compte Twitter @LaMaitresseuh 
    Si vous avez d'autres idées, n'hésitez pas à nous en parler dans les commentaires ci-dessous.

     

     

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    1 commentaire
  • Vous connaissez un enfant qui a peur...

    • des autres
    • de la grande école
    • des grands
    • des clowns
    • de la-vieille-dame-du-3ème-qui-parle-fort-et-fait-des-bisous-baveux ?

    Je vous propose un "plan d'action" à adapter en fonction des besoins de l'enfant concerné et de vos envies.

     

    Aborder le sujet 

    Jusqu'à maintenant, j'abordais le sujet avec mes gros sabots et mes questions : "Toi, qu'est-ce qui te fait peur ?" "Tu as peur... parfois ? Souvent ? Tout le temps ?" "Ça t’empêche de faire des choses ?"

    Mais un jour, Franck Demollière, Auteur/Illustrateur indépendant m'a contacté pour me parler de ses albums jeunesses sur la confiance en soi. Un colis envoyé - des albums lus avec mes enfants - 1 vrai gros coup de cœur pour celui-ci : 

    Le petit mouton qui allait à l'école des loups, Francky Studio

    Aider les enfants à transformer et dépasser leurs peurs

    Un super album pour lancer l'année et redonner confiance à ceux qui seraient apeurés. 

    Mais efficace également à tout moment de l'année, quand tout semble insurmontable.

    Je vous explique un peu l'histoire... Lucas, le petit mouton est super content d'aller à la grande école. Oui, mais voilà, une fois sur place, il est entouré de camarades effrayants (des loups !), d'enseignants effrayants (encore des loups !), d'un directeur effrayant (oui, vous avez deviné : un loup !). Là, c'est la panique, l'angoisse monte... comment s'en sortir. Son enseignante aura LA phrase déclic :

    "Si tu regardes les autres sans peur, tu découvriras réellement qui ils sont"

    Effectivement, Lucas trouvera les ressources en lui... et les loups deviendront (redeviendront ?) moutons. 

    Le message est en même temps imagé (pour parler à chacun) et clair. Toute peur mérite d'être affrontée, parlée, discutée, vue en face... et cela suffit souvent à la voir s'amoindrir. 

     C'est un livre qu'on ne trouve ni en librairie traditionnelle, ni chez les géants d'internet. Vous pourrez l'acheter sur le site de l'auteur : www.franckystudio.com

     

    Et après ? La méthode des 3 dessins

    Petit mouton ne nous donne pas la marche à suivre pour "regarder les autres sans peur". Facile à dire, pas facile à faire.

    Voici ce que je propose à certains enfants : La méthode des 3 dessins. (Utilisable pour tous types de problèmes d'ailleurs)

    Seul matériel nécessaire : 3 feuilles blanches et des crayons

     

    Dessine-toi aujourd'hui avec tes peurs

    Je laisse l'enfant dessiner, puis s'exprimer s'il le souhaite. (Souvent, pas besoin de grands discours, les dessins sont explicites et vraiment effrayants.)

     Aider les enfants à transformer et dépasser leurs peurs

    Dessine-toi comme tu aimerais être

    Là encore, je laisse l'enfant dessiner puis s'exprimer. 

    Certains aimeraient être des chevaliers courageux, d'autres des super-héros.. d'autres encore, grands et forts comme papa pour n'avoir peur de rien.

    C'est un peu leur objectif, ce qu'ils aimeraient devenir.

    Aider les enfants à transformer et dépasser leurs peurs

    Dessine ce qui pourrait se passer entre les deux dessins

    Là, l'enfant va devoir dessiner la transformation. Qu'est-ce qui pourrait lui permettre de passer de l'état 1 (J'ai peur de tout) à l'état 2 (Je n'ai plus peur)

    C'est une étape parfois difficile. Certains enfants ont besoin qu'on reformule un peu, qu'on les encourage (essaye, on verra bien, si ça ne te convient pas, tu pourras en refaire un autre...) 

    On n'attend pas de l'enfant qu'il dessine un plan d'action réaliste et efficace. Juste qu'il élabore dans sa tête la possibilité d'une transformation, qui passe bien souvent par l'imaginaire.

    Il peut par exemple se dessiner en train d'écrabouiller un cauchemar à coups de marteaux ou se dessiner en train de lire le manuel de survie au collège... Bien sûr, il ne fera rien de tout ça dans la réalité. Mais les choses sont posées et paraissent déjà moins effrayantes, moins insurmontables

    Aider les enfants à transformer et dépasser leurs peurs

    Ensuite, il faut laisser le temps faire son oeuvre. 

    Certains conseilleront de jeter la première feuille, de conserver les 2 autres... j'avoue que je n'ai pas d'avis tranché sur la question. Je laisse l'enfant choisir ce qu'il veut faire de ces 3 feuilles en fonction de ce qui a le plus de sens pour lui. 

     

    D'autres pistes ?

    J'ai un article en préparation sur le thème suivant : "Aider les enfants qui n'ont pas la tête à l'école". 

    Vous y trouverez d'autres pistes complémentaires.

    Pour être informé de la parution des nouveaux articles, vous pouvez vous inscrire à la Newsletter de www.maitresseuh.fr : 

    Aider les enfants à transformer et dépasser leurs peurs

     

     

    Et vous ? Comment accompagnez vous les enfants face à leurs peurs ?

     

     

     

     

     

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    2 commentaires
  • Il est impulsif, il ne parvient pas à inhiber certains comportements automatiques... et ça nuit à ses apprentissages. 

    • Il crie la réponse avant même qu'on ait finit de poser la question (et ça énerve)
    • Il commence son travail avant la fin de la consigne (et tombe à côté)
    • Il écrit sa réponse et réfléchit après (et son cahier est bourré de ratures)
    • Il part chercher son cartable oublié dehors, s'arrête à la 1ère fleur sur son passage (et revient avec un bouquet de fleurs mais sans son cartable)

    L'enjeu est le suivant :
    Non pas de demander à l'enfant d'arrêter d'être impulsif (c'est souvent inutile car il ne fait pas exprès)
    Mais plutôt de l'aider petit à petit à prendre le contrôle sur son impulsivité. Essayer d'agir sur-elle, trouver des astuces, la contourner.  Et améliorer ses capacités d'inhibition.

    Le jeu est un très bon outil pour s’entraîner. La volonté de gagner pousse l'enfant à se dépasser. C'est un vecteur de motivation très puissant.

    10 jeux pour aider les enfants impulsifs / Améliorer leurs capacités d'inhibition

    Voici comment j'opère en général :

    1. Une 1ère partie (ou manche) pour découvrir le jeu librement

    2. Un temps de discussion avec l'enfant pour trouver ce qui l’empêche de gagner (Par exemple pour le ni oui / ni non : je réponds trop vite.) comment faire pour gagner (Il faut que j'attende un peu avant de répondre. Il faut que je réfléchisse à ce que je vais dire. Et ensuite je le dis.) et les astuces pour y parvenir (Utiliser la méthode du "Stop-Réfléchis-Agis" voir plus bas)

    3. Une 2nde partie pour appliquer les astuces trouvées ensemble et se réjouir de mieux réussir. 

    Méthode du "STOP-RÉFLÉCHIS-AGIS" :

    C'est une méthode qui aide l'enfant à temporiser alors qu'il a généralement l'habitude d'agir immédiatement (voire même avant :D). Au début, pour l'aider à s’approprier la méthode, on peut utiliser une gestuelle ou montrer les différentes étapes grâce à un schéma :

     

    STOP : Je marque un temps d'arrêt (On peut lever la main devant soi)

    RÉFLÉCHIS : Je réfléchis à ce que je vais devoir dire/faire... (On peut lever l'index en direction de son cerveau ou sur sa bouche)

    AGIS : C'est bon, je peux y aller ! (On peut lever le pouce)

    10 jeux pour aider les enfants impulsifs / qui manquent d'inhibition

    Télécharger l'affiche « stop reflechis agis.pdf »

    Voici donc 10 jeux pour s'entraîner et varier les plaisirs (histoire aussi de réinvestir ses acquis dans d'autres situations)

    1. Le ni oui ni non

    (Dès la maternelle si on pose des questions simples et qu'on cherche quelques synonymes ensemble.)

    Faut il encore le présenter ? (Si vous avez dit NON, vous avez perdu !)

    Selon Wikipédia :

    Un meneur de jeu pose un certain nombre de questions à un (ou plusieurs) joueur(s). Il est interdit de répondre en disant « OUI» ou « NON» sous peine d'être éliminé (ou de se voir compter une faute). 

    Dans le cas d'un meneur et d'un seul joueur, la partie se déroule en temps limité et si au bout de ce temps le joueur n'a pas été éliminé il a gagné. Avec plusieurs joueurs, celui qui gagne est le dernier à être éliminé (ou celui qui a commis le moins de fautes). On peut faire plusieurs tours et changer de meneur à chaque tour (autant de tours que de joueurs par exemple), compter le nombre de parties gagnées pour chacun, etc.

    Il est possible d'employer des synonymes (absolument, pas du tout, effectivement, en effet…). On peut interdire d'utiliser la même formule de façon répétée.

    10 jeux pour aider les enfants impulsifs / qui manquent d'inhibition

    Il existe également un jeu de société : "Ni oui ni non" édité par Megableu.

    Pas mal pour aider ceux qui n'ont pas d'inspiration, pour travailler la lecture en parallèle ou motiver les plus réfractaires grâce à la super-sonnette.

    Il a également l'avantage d'avoir deux niveaux de jeu (Adulte/enfant) et d'exister dans différentes thématiques : classiquenature ou stars

    LE JOUEUR IMPULSIF...
    Perdra vite l'objectif du jeu, surtout face aux questions les plus anodines dont le jeu ci-dessus est truffé (ex : "tu es sûr ?" "T'as dis oui là ??!!" ...). Une bonne occasion de se rendre compte que pour réussir une tâche il faut garder son objectif en tête tout le long.

     

    2. Bazar Bizarre

    (A partir de la GS... ou du CP)

    10 jeux pour aider les enfants impulsifs / qui manquent d'inhibition10 jeux pour aider les enfants impulsifs / qui manquent d'inhibition

    Dans Bazar Bizarre de Gigamic, les pièces en bois ont chacune une couleur différente.

    Mais sur les cartes, toutes ces couleurs se mélangent… Il y a 2 objets sur chaque carte, et dès que l’une d’elle est retournée, il s’agit d’être le plus rapide à attraper le bon objet :

    • Si la carte présente un objet de la bonne couleur, il faut vite l’attraper
    • Mais si les 2 objets représentés ne sont pas de la bonne couleur, alors il faut vite attraper l’objet qui n’a rien de commun avec la carte : ni l’objet, ni la couleur !

    Règle simple, parties rapides, rigolade assurée, génial pour apprendre à réfléchir avant d'agir, adapté à tous les âges, matériel sympa et facilement transportable.

    C'est un jeu qui a fait un carton à la maison.

     La règle en vidéo en moins de 2 minutes :

     

    LE JOUEUR IMPULSIF...
    Attrapera très vite le premier objet qui lui paraîtra être le bon. Or dans ce jeu, la vérification est quasi indispensable du fait de la double consigne. (C'est encore plus vrai dans Bazar Bizarre Ultime où les règles se compliquent et se multiplient : par exemple, si une horloge et le fantôme apparaissent, il faut vite annoncer l’heure !)
    Une super occasion de saisir l'importance de ce temps de vérification avant d'agir.  

    3. Halli Galli

    (Adaptable dès la maternelle en supprimant certaines cartes ou en modifiant le nombre de fruits à chercher)

     

    10 jeux pour aider les enfants impulsifs / qui manquent d'inhibition 10 jeux pour aider les enfants impulsifs / qui manquent d'inhibition

    Dans Halli Galli de Gigamic les joueurs retournent chacun leur tour une carte de leur pile.

    Quand 5 fruits de la même sorte sont présents sur la table, il faut alors vite sonner pour récolter des cartes. 

    Calculez vite et bien car en cas d’erreur, il faudra rendre des cartes.

    Un jeu fruité et déjà culte qui fera réviser, sans en avoir l’air, les petites additions et compléments à 5

    LE JOUEUR IMPULSIF...
    Tapera sur la sonnette dès qu'il verra 5 fruits, qu'ils soient différents ou non. Ou alors, quand il verra 5 fruits identiques sur sa propre carte, sans se soucier de savoir s'il y en a d'autres sur les cartes des autres joueurs... Le temps d'arrêt s'impose alors de lui même

     

    4. Color Addict

    (Intéressant à partir du moment où l'enfant est capable de reconnaître quasiment instantanément le nom des couleurs écrit en lettres.)

     

    10 jeux pour aider les enfants impulsifs / qui manquent d'inhibition


    Color Addict de France Cartes est un jeu où les couleurs et les mots se superposent. Sur les cartes on trouve :

    • le nom d'une couleur écrit d'une autre couleur,
    • ou le nom d'une couleur écrit de cette même couleur,
    • ou encore le nom d'une couleur écrit de plusieurs autres couleurs.

    Une première personne place une carte de son choix au centre de la table.

    Chaque joueur à son tour se défausse d'une de ses cartes selon les possibilités.

    Si le premier joueur pose une carte "BLEU" mais écrit en rose, le joueur suivant peut placer :

    • un mot écrit en BLEU,
    • le mot BLEU,
    • le mot ROSE,
    • le mot écrit en ROSE,
    • ou une carte multicolore.

    Les possibilités sont multiples et nécessitent parfois un temps de réflexion.

    Le but est de se débarrasser le premier de toutes ses cartes.

    Possibilité d'adapter le jeu au niveau des joueurs :

    • Pour s'initier au jeu on peut commencer avec seulement 4 couleurs,
    • pour les joueurs confirmés chacun joue dés qu'il peut, sans attendre son tour.

    Une présentation complète du jeu en mois de 4 minutes :

    LE JOUEUR IMPULSIF...
    Sera forcé de ralentir pour sélectionner la carte à jouer... car ce n'est pas si évident, au bout d'un moment, on perd un peu les pédales :)

    5. Jungle Speed

    (Dès la maternelle. On peut supprimer certaines cartes au début si nécessaire)

     

     10 jeux pour aider les enfants impulsifs / qui manquent d'inhibition   10 jeux pour aider les enfants impulsifs / qui manquent d'inhibition

    Dans Jungle Speed d'Asmodée chacun possède des cartes dont il devra se débarrasser pour emporter la partie tandis qu'un totem de bois trône au centre de la table.

    A chaque tour, on retourne des cartes, si deux cartes sont semblables, les joueurs concernés doivent saisir le plus promptement possible le totem, et le plus rapide donne alors ses cartes à son infortuné adversaire.

    10 jeux pour aider les enfants impulsifs / qui manquent d'inhibition

    Pour corser la difficulté, il existe des cartes pratiquement semblables qui peuvent tromper les joueurs et également des cartes spéciales qui forceront tous les joueurs à intervenir.

    5 minutes pour apprendre à jouer :

     

    LE JOUEUR IMPULSIF...
    Attrapera souvent le totem trop vite, sans se rendre compte que les cartes qu'il croyait semblables, ne sont finalement pas si semblables que ça ! Mais avec l'envie de gagner, la précipitation devrait s'estomper.

    6. Twin it

    (Dès la maternelle. On peut supprimer certaines cartes au début si nécessaire)

    10 jeux pour aider les enfants impulsifs / qui manquent d'inhibition

    (Même auteur que Jungle Speed)

    Dans Twin it d'Asmodée, les joueurs retournent des cartes sur la table. Lorsque deux cartes rigoureusement identiques sont visibles, le plus rapide pose ses deux mains sur chacune des cartes composant la paire pour la remporter.

    Il place cette paire à côté de sa pioche, la laissant accessible aux autres joueurs.

    La plupart des motifs sont en double, certains sont en triple et quelques pièges sont uniques. Simple non ?

    Là où cela se complique un peu c’est que toutes les cartes visibles comptent, y compris celles en haut du tas de chaque joueur, et les paires déjà gagnées.

    Mais le vrai génie de ce jeu réside dans un graphisme superbe, avec des motifs géométriques, ethniques, psychédéliques, à la fois proches et variés, ce qui en fait (sans exagérer), un quasi objet d’art !

    La règle en 3 minutes :

    LE JOUEUR IMPULSIF...
    Devra inhiber le geste moteur, comme pour le Jungle Speed. Si les mains partent trop tôt, le risque d'erreur est important. Stop ! Réfléchis ! Agis !

     

    7. Jenga

    (Dès la maternelle. On peut faire les premières parties avec une tour moins haute)

    10 jeux pour aider les enfants impulsifs / qui manquent d'inhibition

    Dans Jenga de chez Hasbro, il s'agit de déplacer les blocs un à un et de les reposer au sommet de la tour sans la faire s'écrouler.

    Cela la fragilise de plus en plus, au fur et à mesure que la partie se déroule.

    Un mauvais choix et c'est perdu !

    LE JOUEUR IMPULSIF...
    Attrapera vite fait n'importe quelle pièce au hasard pourvu qu'elle se trouve devant lui. Puis apprendra qu'il est peut être plus judicieux de marquer un temps d'arrêt pour réfléchir à la pièce la plus facile à saisir.

    8. Taboo

    (Version originale à partir du cycle 3 en supprimant les cartes avec des mots trop complexes. Version junior : dès que l'enfant est lecteur)

    10 jeux pour aider les enfants impulsifs / qui manquent d'inhibition

    Dans Taboo, toujours chez Hasbro, faites découvrir à votre équipe le plus de mots possible sans prononcer les mots interdits, les mots tabous.

    La version junior est très bien pour les plus jeunes. Malheureusement elle n'est plus commercialisée. Mais vous trouverez peut-être une boîte sur le Bon Coin ou dans un Vide-grenier.

     10 jeux pour aider les enfants impulsifs / qui manquent d'inhibition

     

    LE JOUEUR IMPULSIF...
    Prononcera systématiquement les mots tabous lors des premières parties. L'astuce est de prendre le temps de les lire et de les mémoriser un minimum avant de se lancer dans la définition du mot à faire deviner.

    9. Panic Lab

    (Dès la GS ou le CP en supprimant au début certaines cartes spéciales si nécessaire)

    10 jeux pour aider les enfants impulsifs / qui manquent d'inhibition 10 jeux pour aider les enfants impulsifs / qui manquent d'inhibition 10 jeux pour aider les enfants impulsifs / qui manquent d'inhibition

    Dans Panic Lab de Gigamic, les joueurs jouent tous ensemble et en même temps.

    Lancez les 4 dés très spéciaux qui vous indiquent quel laboratoire a laissé s’échapper l’Amibe et à quoi elle ressemble. Le premier qui désigne la bonne amibe gagne un point.

    Mais attention, ces petites bêtes ne se laissent pas attraper facilement : elles se cachent sous les grilles d’aération et peuvent subir des mutations

    5 minutes pour apprendre à jouer :

    LE JOUEUR IMPULSIF...
    Montrera très vite une amibe et réalisera après qu'il a oublié qu'elle était passée par une bouche d'aération ou qu'elle avait changé de couleur. Il devra alors rendre un de ses jetons, fruit de son dur labeur. Il y a fort à parier qu'il fera en sorte que ça ne se reproduise pas et tentera d’inhiber le geste réflexe lors de la prochaine manche :)

    10. Dr Eureka

    (A partir de la MS ou la GS)

    10 jeux pour aider les enfants impulsifs / qui manquent d'inhibition

    Avec Dr Eureka, vous disposez de 3 tubes à essai remplis chacun de deux boules de couleurs (deux violettes, deux vertes, deux oranges).

    Tournez une carte et… Réassemblez le plus vite possible les boules comme indiqué sur la carte « recette » en les faisant glisser d’un tube à l’autre !

    Les règles en 3 minutes et des brouettes :

    LE JOUEUR IMPULSIF...
    Transvasera ses boules le plus vite possible sans réfléchir. Double risque encouru :
    1. Faire tomber ses billes (et donc être éliminé pour la carte en cours)
    2. Effectuer beaucoup plus de transvasements que nécessaire donc au final, perdre du temps.
    Il apprendra alors à anticiper et planifier ses actions pour parvenir à doubler ses adversaires.

      

    Et vous ? Vous connaissez d'autres jeux pour combattre l'impulsivité ?

     

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  • Vous avez dans votre classe des élèves qui reviennent de récréation parasités par les petits conflits qu'ils viennent de vivre ?

    Ils passent le seuil de la classe rouges comme des tomates, tout ébouriffés et enragés par ce qui vient de se passer avec machin-chouette qui voulait jouer à chat-truc-muche mais après y'a truc-bidule qu'est arrivé et là il a dit que bidule-chose ne pouvait pas jouer et alors...

    Et alors dur dur de leur remettre la tête dans la technique de la soustraction avec retenue ou le règne de Charlemagne.

    Voilà donc peut-être de quoi les outiller pour faire face plus sereinement (Et puis ça tombe bien, c'est dans les programmes d'EMC)

    Aider les élèves à résoudre leurs conflits par eux-même

    Le message clair

    Les messages clairs font leurs chemins dans les écoles (et même sur Eduscol !), et pour cause : c'est un super outil.

    Aider les élèves à résoudre leurs conflits

    Le message clair est une petite formulation entre deux enfants qui sert à régler des petits conflits entre eux, sans faire intervenir un adulte. (Il est important de préciser aux enfants qu'en cas de violence par exemple, le message clair n'est pas approprié. Il faut faire intervenir un adulte.)

    Le principe du message clair est de s’intéresser aux solutions plutôt qu’aux raisons du conflit. 

    Il se transmet en 4 étapes : 

    1. "J'aimerais te faire un message clair" : L'autre est prévenu, les 2 élèves concernés se mettent à l'écart, pour avoir une conversation privée
    2. "Tu m'as fait..." : L'enfant explique ce qu'il s'est passé.
    3. "Ca m'a..." L'enfant exprime ce qu'il a ressenti. Par exemple : "Ca m'a énervé / vexé, fait peur / rendu triste / agacé / honteux / en colère, je me suis senti seul..."
    4. "Es-tu d'accord pour..." arrêter, t'excuser, réparer, ne plus recommencer... et/ou "Est-ce que tu as compris ?" 

    Si oui, la démarche est terminée

    Si non, et que les 2 enfants ne parviennent pas à se mettre d'accord, ils peuvent solliciter un adulte, ou un médiateur (Voir paragraphe suivant)...

    Il en va de même si l'élève interpellé n'écoute pas le message clair, rigole, se moque, ne comprend pas...

    Aider les élèves à résoudre leurs conflits

    Ci-dessus : Affiche aide mémoire que l'on retrouve dans les formations aux messages clairs de l'ICEM34
    (Allez y jeter un œil, on y retrouve aussi des cartes d'entrainement pour faire des jeux de rôle, des test pour devenir "maître message clair", des mises en situation des messages clairs "positifs" pour remercier, féliciter etc.)

    On retrouve la démarche et surtout des exemples concrets en cycle 2 et 3 dans une vidéo du CARDIE de Lyon :

    (Merci Amélie pour le partage)

     Pour que les enfants s’emparent de la démarche il est nécessaire : 

    • De leur faire découvrir ce qu'est un message clair (avec un exemple concret)
    • De leur expliquer dans quelles situations les messages clairs peuvent être utilisés : Pas pour des choses graves, pas pour des broutilles...
    • De leur apprendre la formulation. (Voir ci-dessus). Un entrainement pratique à partir de jeux de rôle est conseillé.

     Aider les élèves à résoudre leurs conflits

     Extrait du dossier de Sylvain CONNAC sur le site de l'ICEM :
    "Pour une école citoyenne à la mesure de tous : les enfants médiateurs"

     

    Enfin, on trouve sur @EMCpartageons une initiation au message clair à partir d’une courte séquence de deux séances adaptées au cycle 2, cycle 3 et l’ASH.

    bouton-sequence-message-clair

    Les élèves médiateurs

     Attention : ce ne sont pas des surveillants de cour.

    Ce sont des élèves à la disposition des autres pour les aider à résoudre leurs petits conflits.

    Ils sont généralement identifiés par des brassards ou des gilets.

    Voici un exemple de protocole qui peut être suivi :

    •  « Avez-vous déjà essayé de résoudre votre problème sans moi, avec un message clair par exemple ? » 
    •  « Etes-vous d'accord pour avoir l'aide d'un médiateur ? »
    •  « Que s'est-il passé ? » Le médiateur écoute les enfants, chacun leur tour, sans les juger. 
    •  Questions sur ce que chacun a ressenti : « Est-ce la vérité ? » « Qu'as-tu ressenti ? » « As-tu respecté les règles de l'école ? »
    • Appel à témoin (si besoin)
    • « Que pourriez-vous trouver comme solution ? » Les enfants sont invités à trouver des solutions ensemble, par eux-même. Le médiateur peut les y aider si besoin.
    • « Pour vous, le problème est-il résolu ? » Si c'est le cas, tant mieux. Si ce n'est pas le cas, il est nécessaire de se diriger vers un adulte.

    Un exemple d'application dans cette vidéo de l'Université de Paix : Graines de médiateurs :

     

    Les médiateurs sont généralement des élèves :

    • qui se sont portés volontaires,
    • qui ont suivi une formation de médiateur
    • et qui ont obtenu leur diplôme de médiateur.

     

    Des conditions favorables

    On aurait là de quoi faire un autre article sur le sujet, mais il me semble qu'il est important de le rappeler : à mon sens, ces dispositifs ne portent leurs fruits que s'ils sont mis en place dans des conditions favorables qui limitent l'émergence des conflits :

    • Proposer des alternatives au jeux violents à la récréation : jeux de cour, tracés, boîte à jouer...

    • Réduire le nombre d'élèves en faisant des récréations décalées
    • Avoir une surveillance active, et accueillir avec bienveillance les demandes des enfants
    • Et pourquoi pas, mettre en place un banc de l'amitié (Plus d'infos sur le blog "Ecole Petite Section" d'Isa)

    Aider les élèves à résoudre leurs conflits

    • Visionner la vidéo sur les 4 Accords Toltèques racontés aux enfants, ou comment devenir un chevalier des temps modernes :
    1. Utiliser les mots comme une ÉPÉE à double tranchant : Dire des mots qui font du bien plutôt que des mots qui font du mal
    2. Utiliser son BOUCLIER : Ne pas réagir personnellement : ne pas trop se laisser atteindre par les paroles des autres
    3. Chercher sa QUÊTE : Eviter de faire des suppositions, il vaut mieux aller chercher la vérité
    4. Garder en tête la RÈGLE DU CHEVALIER : Fais toujours de ton mieux

     (Merci Sandrine de m'avoir rappelé cette précieuse ressource)

     

    Pour aller plus loin...

     

    Dossier de Sylvain CONNAC sur le site de l'ICEM : "Pour une école citoyenne à la mesure de tous : les enfants médiateurs"

    Aider les élèves à résoudre leurs conflits

    « Contre violence et mal être, la médiation par les élèves », Publié en 1998 chez Nathan, actualisé et réédité en 1999, ce livre est maintenant épuisé mais consultable en ligne sur le site des médiacteurs :

    Aider les élèves à résoudre leurs conflits
    (Merci Marine pour l'info)

     

    Graines de médiateurs II – Guide pratique de l'Université de Paix : 

    Aider les élèves à résoudre leurs conflits

     

     

    Médiations sous le préau de Martine Mainenti et Jean-François Laurent :

    Aider les élèves à résoudre leurs conflits

    (Merci Estelle pour l'info)

     

    Les principes toltèques appliqués aux enfants: Pour un mode de vie en harmonie avec soi-même et les autres de Florence Millot

    Aider les élèves à résoudre leurs conflits

     

     

    Et vous ? Comment aidez-vous vos élèves à résoudre leurs conflits ? Vous avez déjà essayé ces pistes là ? Quels effets ?

     

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